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 Là où tout à commencé. PV.

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Ayla de Neige
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MessageSujet: Là où tout à commencé. PV.   Sam 9 Nov - 19:49

Dit moi, ça te fais quoi de m'avoir brisé le cœur ?
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C'était étrange, mais si beau. Ces nuages qui scintillaient, percés par les rayons du soleil. Les arbres maltraitait par le vent. L'eau de la rivière qui léchait les galets du rivage. Tout ça, c'était merveilleux. C'était comme une douce histoire murmurait par la brise sucré. La nature était une histoire. Elle dictait le pas des hommes depuis des milliard et milliard d'années. Tout simplement elle était là. Elle vivait.
Mes pas s'enfonçaient profondément dans l'herbe grasse de la forêt. J'entendais le doux clapotis de la rivière, parfois, il y avait des bruits d'éclaboussures, comme si un poisson curieux bondissait hors de l'eau paisible. Les oiseaux chantait à tue-tête. Leurs mélodie berçait mes oreilles. Certains papillons s'approchaient parfois un peu plus de moi, il arrivait même qu'un d'eux se posa sur ma main délicate. J'étais fascinée. Un bruit retentissait soudain, résonnant dans la clairière. Une ombre passe à toute vitesse. Dans un geste vif je m'arma d'un arc et d'une flèche, l'œil à moitié plissait, scrutant la forêt silencieuse. Les oiseaux avaient cessés de chanter, comme si ils savaient qu'un danger rodait. L'animal dissimulait quelque part attendait patiemment. N'en pouvant plus d'attendre, il bondit de sa cachette, je lâcha ma flèche qui atterrit en plein flanc du cerf. La bête tomba sur le sol. Morte. Sans vie.
Toute chose a un début et une fin. Chaque être fini par disparaître, même le plus beau des cerfs finit par mourir sous la plus tranchante des lames. Même le plus beau des amour finit par s'effacer, comme si il n'avait jamais existé.
Je savais que c'était mal, mais je ne pouvais m'en empêcher, de repenser à lui, cet être qui avait réussit à changer ma vie en moins d'une soirée. Aleksandre. Cet assassin, ce monstre. Je rêvais secrètement de le revoir, juste pour lui dire tous ce que j'avais sur le cœur. Une seule question "Pourquoi ?" On était si bien puis soudain il avait tout arrêté. Je savais que c'était mal, puisque qu'il était de la Maison de l'Ombre .. mais je l'aimais tellement.
Mes cheveux blond caressait mon visage, j'arpentais les territoires qui me semblait bien monotones.
Le chemin me paraissait si familier, plus je m'avançais, plus les souvenirs me revenait. Doucement je me laissais aller à la tristesse. Les larmes qui ravagés mon visage. Mes yeux pétillaient d'un bleu azurés merveilleux. Je m'assoie dans l'herbe grasse, près de la vieille cabane en bois. Au dessus de moi, les nuages vagabondaient. J'étais seule. 
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Aleksandre de Lierre
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MessageSujet: Re: Là où tout à commencé. PV.   Sam 9 Nov - 20:16


Seule, vraiment ? Il existait parfois de malheureux hasards, et lorsqu'une pensée nous ramène à un être, il se peut qu'il apparaisse, comme un songe. Les jours avaient défilés, les nuits se faisaient plus longues. Voilà quelques nuits que le sommeil d'Aleksandre s'était fait plus difficile, et sa nervosité n'était pas due au fait qu'il ne dormait plus à la Maison de l'Ombre. Il avait passé ces derniers temps près de son père, mais il leur arrivait parfois de chasser en solitaire, chacun de leur côté. Ils se retrouvaient plus tard et échangeaient leurs trouvailles, en silence. Le jeune homme appréciait cette relation sans contraintes qui lui permettait de ne pas ressasser en permanence sa colère, sa colère pourtant sourde et continue, qui n'avait pas baissé depuis la dernière cérémonie de l'Ombre. Les patrouilles n'avaient rien donné, William des Cendres restait introuvable, et Aleksandre savait pertinemment que même s'il était retrouvé, Cassandre resterait là sur ce trône, ce trône qu'elle ne méritait pas. Ses pensées étaient flouées par son mépris, il se sentait impuissant et à la fois, il avait commencé à réfléchir à un plan, un plan implacable qui ne servirait pas à réparer la situation, mais plutôt à la rendre plus douce à ses yeux. Toujours est-il qu'il avait encore besoin d'un peu de temps pour le préparer, et qu'il profitait de la chasse pour repérer quelques plantes, çà et là, qui pourraient servir à son sombre breuvage...
Aleksandre s'était avancé, aussi silencieux qu'une ombre, vers la clairière. Il n'avait avec lui que ses dagues, dont il connaissait la manipulation par excellence. Ces derniers jours à ruminer ne lui avaient pas fait perdre en talent, et sûrement aurait-il préféré pouvoir se contenter de celui-ci plutôt que d'avoir à reconstituer un poison. Mais sa Cible était bien trop compliquée à atteindre, et il savait qu'il allait devoir faire preuve de patience. La vengeance est un plat qui se mange froid. La Maison de l'Ombre n'était plus sa famille désormais, elle était une étrangère, son masque hypocrite avait fini par s'écrouler, dévoilant sa véritable face. Aleksandre n'était pas sûr encore de ce qu'il voulait faire par la suite, mais il était déterminé à mener à bien sa mission. Toujours est-il qu'il y a parfois des imprévus. Il arrivait à la ferme, qu'il se contenta de longer, jusqu'à atteindre la petite cabane de bois, lorsqu'enfin, il se figea. Ce qu'il vit d'abord ? Des cheveux blonds, voletant au gré du vent. Elle était de dos, et ne pouvait le voir, ni l'entendre. C'était ici, ici même qu'ils s'étaient rencontrés. Aleksandre eut un faux mouvement. Pourquoi était-il si nerveux ? La dernière fois, pourtant, il avait été déterminé à l'oublier, déterminé à laisser derrière lui ces gamineries, ce petit jeu absurde. Alors pourquoi ici, pourquoi maintenant ? Que devait-il faire ; s'avancer, se reculer ? Il lui aurait suffit de faire demi-tour, s'en aller. Elle n'aurait jamais su.
L'assassin ne put s'empêcher de se souvenir. Il ne put s'empêcher de songer à nouveau à elle, à Ayla. Il l'avait faite souffrir, il l'avait repoussée. Il avait joué avec elle, parce qu'il était en manque d'affection, parce que Crime lui manquait, parce qu'il se sentait seul. Du moins, il s'était persuadé que tout cela n'avait été qu'un jeu et qu'il ne ressentait rien pour elle ; c'était sa façon à lui de fuir, comme son père l'avait fait avant lui. Les sentiments, l'amour, tout cela l'effrayait. Avait-il peur ? C'était possible. Aussi Aleksandre comprit-il qu'il lui fallait fuir. Fuir, se concentrer sur sa vengeance, faire comme si de rien était. Oui, c'était mieux ainsi. Il fit volte-face, et... un craquement. Un ridicule craquement. Quoi, cette erreur de débutant ? La branche qui craque lorsqu'on marche dessus ? Ridicule. Ridicule. C'était improbable, comment avait-il pu ? Aleksandre se figea. La mâchoire crispée. Comment avait-il pu dévoiler sa présence de façon aussi stupide ?

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Aleksandre de Lierre

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Ayla de Neige
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MessageSujet: Re: Là où tout à commencé. PV.   Dim 10 Nov - 18:33


Un craquement, un seul. Un homme, un seul. Lui. Pourquoi ? La vie ne cessait de me torturer ainsi ? J'en avais assez, oui assez de toujours souffrir autant .. c'était épouvantable. Je ne pouvais pas faire comme si sa présence me laissait indifférente. Ce serait mentir. Bien sûr, lorsque je me retourna, et lorsque je le vis lui, cet homme, ce jeune garçon aux allures gracieuse, au yeux de lierre. Au cheveux noir tombant légèrement sur son visage lui donnant cet air assuré. Aleksandre. Oh toi .. Que j'eusse aimé et que j'aime encore. Je restais immobile tel une statue de marbre devant ce corps sans mouvements, on était pareil à deux arbres plantés là depuis des millénaires cherchant à se mimer un message muet mais bien réel. J'étais perdue. Que devais-je faire ? J'avais envie d'hurler mon désespoir, de me blottir contre son torse en sanglotant, cognant de mes deux points fermes contre son cœur, de ma voix qui porte des paroles bien distincte "tu m'as détruite espèce de .. tu m'as détruite ... oh si tu savais comme tu m'as détruite." Je pouvais aussi bien partir sans rien dire, il me suffisait là, de me lever et de m'évader, je savais qu'il ne me retiendrais pas pourquoi le ferait-il ? Il ne m'aimait pas, il ne m'avait jamais aimé. Je n'étais qu'un vulgaire pion dans son jeu sournois d'assassin grotesque. Qu'un jouet naïf dans sa partie. Qu'une marionnette dans son spectacle. Je n'étais rien qu'il eu envie de garder au près de lui. Les larmes sur mon visage devait clairement s'apercevoir, tu sais d'où elles viennent ces larmes ? Tu le sais hein ? Ce sont les tiennes, enfin elles sont pour toi Aleksandre. Comment une fille pouvait - elle pleurer pour un garçon ? Je me sentais impuissante, comme une adolescente pommée, poussée par les hormones. Une enfant perdue dans l'infiniment grand de cet univers complexe. L'amour, j'y avais à peine touché que déjà j'en étais complétement imprégné.
C'était un poison, le plus puissant des poisons, le plus cruel. Une maladie, une malédiction, un mauvais sort, tous ce que vous voulez mais c'était le mal. Ce truc .. cette chose qu'on appelait l'amour nous rendez accro à quelqu'un, on était dépendant, c'était une drogue, puissante et incurable. Mais lui il n'avait jamais connu ça l'amour, le vrai, moi non plus peut-être que je ne l'aimais pas vraiment, mais le fait de le savoir là devant moi, était comme un déchirement, cet être que je redoutais le plus, non pas pour son statut terrifiant, ni même pour son allure sournoise, mais bien parce qu'il avait volé mon cœur. Il l'avait prit, il avait joué avec, il l'avait cassé puis jeté. Il l'avait utilisé comme un chat joue avec sa proie. Il en avait fait un simple morceau de chair. Ce petit bout de viande remplit d'amour. Il l'avait vidé. J'étais morte.
J'avais peur. J'étais bloquée. Je ne pouvais rien faire. Alors je le contempla. Il était toujours le même, mais il y avait un - je ne sais quoi - qui avait changé en lui. Mon regard s'arrêta soudain, coincé dans ses yeux, quelque chose me perturba, non, ce n'était pas leurs couleur émeraude inépuisable, c'était la lueur qui y brillait. On aurait dit le regard d'un monstre .. Celui d'un être terrible qui s'apprêtait à tuer. Je l'avais devinée, il allait commettre l'irréparable, il avait un plan, quoi je n'en avais aucune idée. Mais cette étincelle de puissance jouissante dans ses yeux étaient clair. Je ne pouvais le nier. Voulait - il me tuer moi ? Non. Sinon il l'aurait fait depuis bien longtemps, pourquoi attendre ..? Je ne voulais pas savoir ce qu'il comptait faire de toute façon. Il m'avait assez blessé comme ça. Je n'en pouvais plus de le voir, j'en avais assez, j'en avais marre. Oui complétement ras le bol d'être là. Je me leva, bien droite, impassible, le visage sans aucune expression, le pénétra de mon regard vairons. Ses yeux il les connaissait par cœur, il y avait plongé son regard dedans, il s'y était installé. Mes lèvres, il l'est avait visité, mon corps il l'avait touché. Je n'étais qu'une vulgaire chose qu'il avait profitait. 
" Aleksandre. "
Un mot, un seul sortit de ma bouche, je ne m'y attendais même pas, ce mot, ce nom, je ne pensais pas qu'il m'échapperait aussi facilement, c'était absurde. Mon regard était emplie de haine et de douleur, ce n'était pas dur de le voir. Voir tout ce reste de lui en moi. Je ne bougeait pas, j'étais face à lui, je pouvais même sentir son souffle contre le miens, les deux respirations qui s'emmêlaient, qui s'entre choquées, elles se mélangeait et créaient un gaz. Le notre. On se touchait juste de regard, aucuns geste de venaient. J'aurais du partir, j'aurais du me retourner et courir comme jamais, j'aurais du fuir, comme une lâche, je n'aurais jamais eu à affronter une troisième fois son regard, ses mots, ses mimiques. J'aurais pu m'en aller et oublier, encore, oui j'aurais pu, mais je ne pouvais pas, tout simplement, mon corps voulait partir mais mon cœur refusait, il était capturé par lui. Il me tenait.
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Aleksandre de Lierre
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MessageSujet: Re: Là où tout à commencé. PV.   Lun 11 Nov - 12:46


Pas un bruit, pas un souffle. Un regard. Tout son corps s'était tendu, crispé, et son cœur battait à la chamade, comme un animal pris au piège. Il avait suffit d'un faux pas. Il avait suffit d'une erreur. Songeait-il encore à cet absurde craquement ou bien à la nuit où il l'avait prise dans ses bras ? Il ne savait plus trop. Tout cela remontait déjà. Il s'était interdit d'y penser. Il avait tout fait pour la chasser de son esprit. D'abord pour sa Maison, ensuite peut-être par culpabilité. Il avait goûté à quelque chose de nouveau, ce soir-là. Il avait goûté à un étrange plaisir, un étrange plaisir interdit. Il avait assimilé cela à l'amour qu'il avait pu porter à Crime, maintenant qu'il comprenait ce qu'étaient les sentiments. Et s'il s'était trompé ? Devant lui, les larmes de la jeune femme paraissaient, comme preuve évidente de sa bêtise. Il aurait pu s'excuser mille fois, qu'est-ce que cela aurait changé ? Aleksandre ne bougeait pas, son souffle suspendu. Il faisait à nouveau face à sa faute et, comme un gamin, il avait juste envie de se terrer sous terre, ou de fuir. Il n'avait jamais eu à réellement subir le courroux de qui que ce soit, il avait été élevé par tout une Maison à la fois, et il n'était même plus sûr de l'en remercier. La dernière fois qu'il avait vu Ayla, sa fidélité envers l'Ombre était sans failles, il avait aussitôt regretté ce qu'il avait vu comme une trahison. Et maintenant ? Qui trahissait-il ? Ces imposteurs, ceux qui lui avaient arraché son Maître ? Il n'aurait su dire. C'était lâche. C'était lâche de vouloir revenir sur sa parole, du moins s'en était-il convaincu. L'amour, c'était ce que ses parents avaient vécu, c'était aussi ce qui les avait perdu. L'amour, ça blesse, ça fait mal, ça fait peur. Mieux vaut ne pas avoir d'attaches, mieux vaut être seul. C'était ce qu'il avait longtemps pensé. C'était ce dont il se persuadait toujours, à sa façon. Mais pourquoi se poser la question s'il ne ressentait rien ? La vérité, c'est qu'à la voir ici, devant lui, les yeux humides, il ne pouvait s'empêcher d'être blessé. Il ne pouvait s'empêcher de se sentir fautif, de se sentir stupide, il comprit qu'il n'aimait pas la voir ainsi. Il savait que c'était pour lui. Ces larmes, cette colère qui semblait émaner d'elle – une colère vaine, en soi, car elle ne l'était qu'à moitié.
Il ne savait pas qu'elle aussi lisait en lui, il ne savait pas qu'elle avait deviné en lui ses terribles projets, Aleksandre n'était pas quelqu'un de prévisible, il savait se cacher, il savait mentir, à perfection même, il était un comédien. Mais elle, elle le perturbait, face à elle il était faible, il ne pouvait se cacher, il ne pouvait prétendre être un autre, et cela l'offusquait tout autant que cela le déstabilisait. Il ne savait pas comment réagir. Il ne savait pas. Il ne pouvait pas retourner en arrière, il ne pouvait pas sauver l'amitié qu'il avait réduit en miettes, pas plus qu'il ne pouvait assumer le fait qu'il tenait à elle, c'était un comble pour un assassin. Elle se leva. Il la regarda faire, impuissant. Son visage était inexpressif. Que pensait-elle ? Le détestait-elle ? C'était possible, et elle aurait sûrement raison. Ses yeux. Son regard. Après avoir laissé la panique l'envahir, il laissa couler tout cela sur lui, et commença à se détendre, muscle par muscle. Il ne pouvait pas céder à tout cela ; il devait être plus fort. Il n'était plus un enfant. Il ne pouvait plus agir comme tel. Il retrouva petit à petit tout son courage, et ses deux yeux verts de lierre brillèrent d'un éclat différent. Il ne montra plus sa haine, pas plus que son trouble. Il se ferma à elle.
« Aleksandre. » Son nom. Il n'y réagit pas. Tristesse, douleur. Il conserva cela à l'intérieur de lui-même, tandis qu'elle le déversait sur lui, sans qu'il ne s'autorise à le ressentir. Elle était face à lui. Elle ne partirait pas. Pourquoi ? Il n'en savait rien. Cela importait peu. Il ne devait pas faire de nouvelles erreurs. Mais quelles erreurs ? Eh bien... Il ne savait pas vraiment. Mais, tant qu'il n'avait pas accompli sa sombre mission, il ne pouvait pas aspirer à grand-chose. Peut-être allait-il faillir. Peut-être allait-il en mourir. Il ne savait pas encore. Il n'était pas infaillible. Il voulait savoir. Savoir ce dont il était capable. Un dernier geste. Où irait-il après ? Peut-être partirait-il, tout simplement. Il quitterait le fief de Cerfblanc avec le sentiment d'avoir fait une bonne action. Peut-être essaierait-il de retrouver William des Cendres, son Seigneur, le seul dont il ait bien voulu. Et Ayla ? Que pouvait-elle aimer en lui, de toute façon ? Ce n'était qu'un amour adolescent, un amour sans avenir. À quoi bon s'accrocher, en fin de compte ? Il ne pouvait pas se projeter avec elle. Il ne pouvait pas imaginer passer sa vie à ses côtés. Il ne pouvait pas encore savoir combien de jours il lui restait. N'était-ce pas l'épargner, après tout, que de la repousser ? Il soupira ; cette situation était tendue, il le reconnaissait. Les choses auraient pu se passer autrement. Mais il était un assassin ; ne le comprenait-elle pas ? Il allait se mettre du monde à dos. Certains voudront venger leurs proches, le tuer. Ils réussiront peut-être. Il n'avait pas d'avenir. Son avenir, c'était l'Ombre. Mais il s'était émietté. Son rêve s'était envolé. Il n'avait plus rien. Rien ? Non, il restait son père, bien sûr. Mais même lui ne savait rien de ses sombres projets. « J'espérais ne pas te revoir. » Dit-il enfin, d'une voix à la fois douce mais ferme, plus adulte que les fois précédentes. « Sûrement aurait-ce été mieux ainsi... » Il eut un moment de réflexion. Un instant. Il ne pouvait pas lui dire tout ça, elle ne comprendrait pas. Il ne pouvait pas non plus la rejeter en mentant, il savait que ça ne marchait pas, preuve étant. Alors quoi ? Il détourna le regard. À quoi bon se piéger ? « Ce sera sans doute la dernière fois. » Oui, sans doute. Comprenait-elle qu'il allait partir ? Mourir ? Comprenait-elle tout cela ? Peu importait. Il ne mentait pas, pas cette fois. Il partait en guerre contre une Maison entière. Il y avait peu de chances qu'il s'en sorte indemne. Comment allait-elle réagir ? C'était sûrement mieux pour elle aussi. Savoir que c'était la dernière fois. Qu'elle ne souffrirait plus de sa présence. Oui, c'était mieux ainsi.

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Aleksandre de Lierre

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Ayla de Neige
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MessageSujet: Re: Là où tout à commencé. PV.   Mer 25 Déc - 15:10

La vérité est pourtant si simple, juste sous ton nez.


~ Que comptes-tu faire à présent ? Partir, comme toujours ? Tu ne peux donc pas affronter la vérité tel qu'elle est ? Tu ne peux pas, pour une fois accepter la réalité ? C'est trop dur ou alors c'est toi qui est trop lâche ? Je n'aurais jamais crut ça de toi, vraiment, je pensais que tu étais quelqu'un de fort, mais non, tu es quelqu'un de faible, plus faible qu'on ne pourrait l'imaginer. C'est inimaginable. Tu es vulnérable, tu es manipulé par tes propres sentiments, tu ne sais même plus ce que tu fais. N'as-tu donc pas honte de faire comme si tu ne ressentais strictement rien pour moi ? Et puis même si ce n'était pas le cas, fais au moins semblant de m'avoir aimer. Pourtant, je vois bien que je ne te laisses pas indifférent. Peut-être t'ais - je séduite autant par ma naïveté que par ma tendresse ? Qui sait vraiment ce qui à fait qu'à un moment, nos deux corps se sont blottit l'un contre l'autre, que nos deux bouches se sont touchées langoureusement. Personne ne sait. A part nous. Nous seuls savons, mais nous refusons de le voir. Alors, tu vas faire quoi maintenant ? Tu mettre en danger ? Tu es égoïste, tu ne penses pas à tout ces gens qui t'aiment. Tu ne penses même pas à moi. Espèce de con. Je t'en veux si tu savais, pourquoi tu veux faire ça hein ? Dit moi, ça sert à quoi ? Tu y gagneras quoi à la fin ? Rien, absolument rien. Tu resteras perdant même après avoir gagné. Tant que tu auras cette haine dans ton cœur, tu resteras faible, perdant, vulnérable, stupide. Laisse moi t'aider, je t'en supplies, ne t'en vas pas, il y a des choses qui en valent la peine ici, sur ce monde merveilleux, regarde, ouvre toi à la nature, laisse la entrer dans ton cœur, laisse la te faire découvrir tout ses trésors. Laisse mon te montrer, tu seras heureux, je te le promets, jusqu'au moindre brin d'herbe, tu seras apaisé. Laisse toi faire.

Le visage impassible, je le fixais de mes deux yeux vairons. Les larmes qui avaient ravagés mon visage avaient cessées de couler dès qu'il avait commencé à parler. Toute la haine et l'amour que je ressentais menés une bataille en moi. J'étais déchiré entre deux choix, le laisser partir, ou le retenir. Je savais que quelque chose allait se produire, refusant de le laisser faire. Je voyais, tout au fond de son regard, qu'il y avait des risques, peut-être n'en ressortirait-il pas vivant ? Et alors, que deviendrais-je ? On aime qu'une fois réellement dans sa vie, si il partait pour toujours, je deviendrais alors étrangère à moi même. C'est stupide de dire ça, que notre vie ne peut tenir qu'à un léger fils qui la retient à une autre vie. La tienne. Contre la mienne. Que faire à présent, rester là sans bouger ? Attendre qu'il parte ? Battre en retraite ? Cracher toute sa rage ? Tomber à ses pieds ? Le supplier ? Lui foutre une baffe ? L'ignorer ? J'étais désespéré. Cet homme m'avait détruite. Je n'étais plus la jolie Ayla inoffensive et adorablement gentille. Cette fille qui voyait tout rose bonbon. Par sa faute, les choses belles étaient devenue étrangement laide. Même la plus belle des fleurs me laisser indifférente. Tous ça pourquoi ? Parce que la seule chose qui pouvait me redonner fois, était son amour. Mais quel amour ? Lui ? Être amoureux ? Avait-il au moins un cœur ? Non. Ce n'était qu'un assassin. Et il portait bien son rang, il avait tué mon âme. Ma raison d'être. Et alors quoi ? Parce que j'étais irrésistiblement folle de lui, je devais le laisser me rabaisser, me ratatiner à l'état d'une vulnérable chose inexistante ? Non ! Jamais. Il ne m'aura pas une seconde fois, c'est fini. Tu m'as fais assez de mal comme ça, je n'en peux plus de toi, mais putain, je t'aime connard. Je t'aime. Espèce de... Toute ces injures qui me venaient à l'esprit, j'avais envie de déverser toute ma haine sur lui. Sans doute la dernière fois ? Oh non crois moi, je ne vais pas te laisser sain et sauf comme ça mon petit. Tu vas comprendre ce que c'est que souffrir... Les larmes me montent aux yeux, des larmes de rage. Mais qu'Est-ce qui me prend ? Je recule d'un pas, étonnée par mes propres actes. Non, je ne me vengerais pas, la vengeance c'est pour les faibles, non, la pire chose que je puisse faire, c'est de ne rien faire. Il comprendra, oui, il comprendra son erreur. Il comprendre tout simplement. Je lis l'incompréhension même sur son visage. Tu es si stupide mon pauvre .. Aveuglé par la haine ? Ne vois-tu pas le monde qui t'entoure ? Cesse de fermer les yeux, laisse entrer en toi le rêve éphémère. Plane au dessus du sol, tu verras, c'est merveilleux.

Les cheveux ébouriffaient, je passais ma main dedans, j'étais un peu gêné. Entre son indifférence, et ma pitié. J'avais pitié de lui. C'est malsain d'avoir pitié de quelqu'un, mais c'était le seul être sur qui je pensais ressentir une chose pareille. Soudain, un sourire étrange se dessina sur mes lèvres, ce sourire qui l'avait tant perturbé autre fois, lui qui ne comprenais pas pourquoi j'étais sans cesse heureuse et fasciné par tout. Je voulais lui prouver que malgré tout, il y avait encore un peu de moi, en lui. " Et maintenant, tu vas faire quoi ? " Une question si simple, mais pourtant si compliqué. Elle refermait tellement de sous entendus, de sens caché. Oui tu vas faire quoi chez toi ? c'est quoi ton complot ? Et moi ? Tu comptes me faire quoi ? Pourquoi pas me tuer tout de suite, au moins tu en finis avec tous tes sentiments étrange que je te fais ressentir. C'est bizarre hein ? Oui je sais, je suis bizarre.
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Aleksandre de Lierre
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MessageSujet: Re: Là où tout à commencé. PV.   Jeu 26 Déc - 17:12


Mais la sincérité à laquelle il avait décidé de se vouer semblait bien illusoire face à l'impassibilité de la jeune femme, et Aleksandre, qui avait voulu faire un geste vers elle, se sentit plus embarrassé encore qu'il ne l'avait déjà été, et presque... menacé. Comme s'il sentait en elle toutes ces contradictions qui la rendaient imprévisible. Elle aurait pu le frapper ; il l'aurait peut-être laissée faire, ou bien aurait-il fini par la retenir, sans grande conviction. Il faisait un premier pas vers l'aveu, mais il sentait bien qu'elle n'y était plus sensible. Tout cela n'était qu'une nouvelle façon de se racheter à ses propres yeux. Il n'était pas un ange, il le savait ; il n'était pas malfaisant non plus. Il était un être capable d'erreurs, et il ne savait pas comment les réparer à présent. Il se retrouvait en fâcheuse posture ; ç'aurait été tellement plus simple, tellement plus simple s'il avait pu tout simplement se détourner d'elle, l'oublier, ne pas se soucier de ses états d'âmes. Où était passée sa force de caractère ? C'était un véritable cercle vicieux. Elle l'appâtait, mais il ne pouvait se résoudre à se laisser aller à elle. La Maison de la Rivière ne pouvait représenter son salut ; son salut était ailleurs, auprès de son Seigneur, auprès de son Maître disparu. Peut-être était-ce donc la mort, la mort qui lui tendait les bras, ou une cage, au fin fond d'une prison, à moins que ce ne soit la potence. Cela lui était égal ; il espérait au moins réussir à venger son sentiment d'injustice, réussir à nettoyer derrière lui ce qui avait sali sa cause. Un dernier geste. Il avait commencé cette macabre mission sans se remettre un seul instant en question. Il préférait fermer les yeux et se jeter dans la gueule du loup plutôt que de vivre éternellement avec ce sentiment d'inachevé. Ayla, face à lui, ne pouvait comprendre ce qu'il prévoyait de faire. Elle désapprouverait sûrement son geste, peut-être même le détesterait-elle, enfin, si elle ne le détestait pas déjà. Mais il n'avait besoin de l'accord de personne. Sa Maison... Non... Son Maître était toujours passé avant toute chose, et il lui fallait désormais venger son honneur. Détruire ce qui l'avait détruit. Cela semblait si simple. Cela semblait si évident. Enfant, il était déjà prêt à l'impensable, prêt à tuer pour défendre ses idéaux. Il était un serviteur de l'ombre, un homme de la nuit, et Ayla était tout le contraire – un soleil, un soleil qui avait trop erré dans la nuit, et qui devait désormais se reprendre avant de sombrer dans le chaos. Cette vision le rassura presque. Mieux ainsi. Les larmes de rage qui montaient en elle le confortaient plus encore ; mieux ainsi.
C'est à ce moment-là que son sourire parut. Un long frisson le parcourut, et Aleksandre sentit à nouveau son corps se crisper, victime à nouveau de ses sentiments ; un sourire étrange, mais qui avait un petit côté malsain, il ne savait pourquoi. Il savait néanmoins qu'elle n'avait pas compris ses mots. Pensait-elle qu'il fuyait ? Elle pouvait le croire, cela lui était égal au final. Et puis elle parla. Et sa voix le transperça de sa clarté, de son halo habituel : « Et maintenant, tu vas faire quoi ? » C'était tout. Une simple question. C'était tout ce qu'elle avait à répondre. Et pourtant, il devinait derrière cette simple interrogation toutes les autres. Il comprenait qu'elle avait lu en lui, encore. Il comprenait qu'il ne pouvait plus reculer. Mais il ne pouvait pas non plus lui révéler ce qu'il allait faire, du moins, pas directement. Il ne pouvait risquer de voir son plan voué à l'échec à cause d'une simple amourette qui avait mal tourné. Oui, l'amour, c'était une faiblesse, une faiblesse à laquelle il ne pouvait se laisser aller. Preuve étant, Ayla disait l'aimer, et elle avait l'air moins heureuse qu'autrefois, du temps où elle ne l'aimait pas. L'amour, ce n'était pas pour lui. Il ne voulait pas finir dans cet état, il ne voulait pas sombrer, pas encore. Il avait une dernière chose à accomplir – après, peu importe, peu importe le reste, pourvu que sa tête tombe, pourvu qu'elle meure. Non, pas Ayla, l'autre. L'insolente, l'usurpatrice. Il sourit. Son sourire était froid, mais il n'était adressé à personne. Personne d'autre qu'à lui-même. Un sourire crispé, un sourire qui en disait long sur ses intentions. Et, puisqu'elle demandait, il allait lui répondre. Il allait lui répondre la vérité vraie, celle qu'il ne voulait pas révéler mais qu'il allait pourtant faire, en douce, parce qu'Ayla, en fin de compte, ne pouvait rien contre lui – personne ne pouvait l'arrêter à ce stade des opérations. Il allait tout faire capoter. Sa dernière mise en scène, sa dernière danse, son premier coup de folie. Une révérence face à sa propre Maison, des remerciements accompagnés d'un rire ironique. Merci. Merci d'avoir fait de moi ce que je suis aujourd'hui.
« Je vais tuer quelqu'un. » Dit-il enfin. Oui, il allait tuer quelqu'un, pour la première fois. Un homme, un être humain, par pure vengeance. Non pas parce qu'on le lui avait demandé, mais parce qu'il en ressentait le besoin compulsif. Un assassin. Jusqu'au bout des ongles. « Quelqu'un d'important. Et si j'échoue, je mourrai. Et même si je réussis, je mourrai peut-être. » Il ne trahissait pas sa mission. Il aurait pu tuer le Seigneur d'une autre Maison ; qui pourrait deviner qu'il planifiait d'empoisonner celui de la sienne ? Et, comme s'il devinait déjà ce qui allait suivre, il continua, imperturbable, un éclat de folie brûlant dans ses yeux verts : « Mais il le faut. Je ne trouverai jamais la paix tant que l'un de nous deux sera en vie. Et il est de mon devoir, au nom de mon Maître, d'agir ainsi. » Son Maître. Ç'aurait pu être elle, justement, cette Cassandre, son « nouveau » Maître. Ayla pouvait croire ce qu'elle voulait ; il ne révélerait pas le nom de la personne qu'il souhaitait tuer. Il ne dirait rien, si ce n'est ce qu'il avait déjà dit. Il n'ajouterait rien qui puisse le trahir. Il ne dirait pas si c'était une mission confiée par ce-dit Maître ou s'il agissait de plein gré. Elle pouvait penser ce qu'elle voulait ; cela n'allait rien changer. Et cela se lisait dans son regard. Il était déjà ailleurs. Déjà parti. Il s'était résolu à cette fin. Il détourna humblement les yeux, comme s'il se rendait compte de la folie qui pouvait en émaner. Et de la joie qu'il avait à pouvoir arracher la vie d'un être qu'il ne pouvait supporter de voir vivre. « Tout m'amène à ce point. Comme si toute ma vie on m'avait préparé à ce jour. Comme si ma mère m'avait abandonné pour cette raison, parce qu'elle savait que j'allais tout détruire. Comme si mes amis s'étaient détournés de moi parce qu'ils avaient senti que j'allais finir ainsi. Ma raison de vivre. Je le sens, au plus profond de mon âme. » Il leva à nouveau le regard pour l'enfoncer dans le sien. Une regard d'une assurance sans failles. « Comme si j'avais toujours su que jamais il ne pourrait rien se passer entre nous. À quoi bon ? Je suis déjà mort, Ayla. Tout va se jouer maintenant. » Il y eut un silence. Un silence appuyé, un silence de mort. Puis il reprit, sans sourciller : « Et toi, tu te contenteras de revivre, comme si je n'avais jamais existé. Nos chemins n'auraient jamais dû se croiser. Tu renaîtras et tu seras à nouveau heureuse. Tout simplement. »

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Aleksandre de Lierre

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Ayla de Neige
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MessageSujet: Re: Là où tout à commencé. PV.   Dim 29 Déc - 22:59

" Peut-être que tu as raison. "

Mon sourire n'avait pas perdu son éclat. Il restait là, figé, comme si il était indispensable. Je l'écoutais. Un peu surprise par ses propos. Qu'attendait-il de moi au juste ? Mes yeux se plissèrent en deux fentes mince. S'attendait-il à ce que je parte ? Croyait-il vraiment que j'allais faire comme si tout n'avait jamais existé ? Mais tu ne comprend donc pas ? Oui c'est vrai, il était l'ombre et j'étais la lumière. Et je pouvais voir dans ses yeux, que son rang d'assassin n'était pas qu'un titre qu'on lui donnait, mais une réelle fonction pour lui. Je n'étais aucunement surprise qu'il décida de tuer quelqu'un. Non, ce dont j'étais surprise, c'était la façon dont sa folie prenait le dessus lorsqu'il osait enfin avouer que son plan, était un meurtre. Je me fichais bien de savoir qui c'était, après tout cette personne n'avait certainement aucune importance dans mon cœur ? J'avais tellement changé. J'étais tellement différente. Jamais autrefois, je n'aurais prit à la légère une information du genre. J'avais je n'aurais osé penser que la vie de quelqu'un valait plus que celle de quelqu'un d'autre dans mon cœur. Pourtant c'était bien vrai. La vie de cet personne n'avait absolument rien d'important en moi.

Je ne pouvais plus rien faire pour lui. Enfin .. Je ne savais pas vraiment. J'avais réussit à faire de lui un être aimant ? Un homme bien pendant quelques secondes ? Et si j'y arrivais encore .. ? Non. Il n'avais cas se débrouiller tout seul, je ne voyais vraiment pas pourquoi je me souciais encore de lui. Mais la brillance dans son regard, sa folie qui l'emporte peu à peu .. il a besoin de moi ? Il était si têtue. Etrangement, mon regard se voila de tendresse pour l'homme en face de moi. Si tel est ton choix. Tu n'y penses vraiment pas hein .. ? Tu crois vraiment que ce n'est qu'une simple histoire à l'eau de rose .. ? Mais ne comprends-tu pas Aleksandre ? Que cette histoire, ce n'est pas n'importe quoi ? Rien n'est laissé au hasard, j'en suis certaine. Pourquoi n'ouvres-tu pas les yeux sur le monde juste, pour une fois, comme si tout étaient nouveau et merveilleux ? Non tu ne peux pas. Tu refuses. Ne refuses pas.

" Dit moi Aleksandre ? Pourquoi tu veux faire ça ? Ca te sert à quoi dit moi ? Tu crois que tu trouveras la paix après cela ? Tu es naïf. Ce n'est pas comme ça que tu gagneras crois moi. Tu t'es mit dans la tête que si l'autre ne meurt pas, alors c'est toi qui mourrait. Mais c'est idiot. Ridicule. Tu ne penses même pas aux autres qui t'entourent. Tu crois vraiment que je vais faire comme si rien n'avait existé ? Tu te mets les doigts dans l'œil. Ca ne sera jamais ainsi. Tu crois vraiment que tu vas gagner ? Mais au contraire mon pauvre, tu es entrain de perdre, c'est lâche ce que tu fais. Tu crois vraiment que le tuer changement quelque chose ? Après ça se sera quoi ? Quelqu'un d'autre ? Tu en demanderas encore, toujours, tu attendras, tapis dans l'ombre, qu'une prochaine victime approche, et là, baaam ! Tu l'égorges. C'est vraiment comme ça que tu voyais ta vie ? Tuer les gens, un par un ? Tu ne comprends vraiment pas ? Regarde ! Le ciel, la terre, les arbres, la nature autours de toi, tu crois vraiment qu'on mérite tout ça ? Tu crois vraiment qu'on existe pour tuer ? Tu crois vraiment que ton chemin va s'arrêter comme ça ? Non. Je ne suis pas d'accord. Tu t'en fiches pas mal que ça me fasse quelque chose, puisque depuis le début tu me manipules, mais aujourd'hui je ne suis plus d'accord Aleksandre. Tu ne peux pas tout simplement, disparaitre comme ça, décider comme ça que tu tuerais quelqu'un, la tuer, et partir, ou te faire tuer. Non, c'est impossible. Rien de tout ça ne peut se faire, je ne veux pas. Après tout, mes mots ne comptent pas plus pour toi que le sifflement du vent, ou le murmure de l'eau. Mais écoute moi, juste. S'il te plaît. Cette personne que tu veux tuer, penses-tu un seul instant à son alentours ? Et si cette personne, avait des gens qui l'aiment ? Des enfants ? Des frères, des sœurs ? Non, on ne peut pas arracher quelqu'un à sa famille comme ça, c'est horrible de faire ça, d'arracher des enfants à leurs mère c'est horrible. Dans mes yeux, les larmes montèrent, c'était ma propre histoire. Personne ne mérite de mourir ainsi, qui que se soit, même pas toi. Enlève toi cette idée de la tête, tu en es capable, rien n'est impossible. Aleksandre, je ne te demande pas de revenir avec moi, de me prendre à nouveau dans tes bras et de me susurrer des mots doux à l'oreille, non. Je te demande d'épargner cette vie, cette personne, elle ne mérite pas ça. Tu ne mérites pas non plus ça, tu as beaucoup trop d'importance dans ce monde pour mourir déjà, pour partir déjà. Ne doute jamais de ton importance ici, et si tu es persuadé que personne ne tiens assez à toi dans ce bas monde, détrompe-toi, il y a bien au moins une personne qui donnerait sa vie pour te sauver. Il faut juste que tu es l'audace d'être un plus mure, et d'ouvrir les yeux sur le monde qui t'entoure, peut-être que j'ai tord après tout, ça ne me dérangerait pas d'avoir tord, peut-être que je suis stupide, et là tu dois peut-être te demander pourquoi je te dis tous ça, tu comprendras seulement plus tard pourquoi j'ai fais tous ça, mais ce sera déjà trop tard je pense. Je ne sais pas si j'ai encore le courage, mais je te pris de l'avoir, tu es beau, jeune et tu as la vis devant toi, alors pourquoi la gâcher maintenant juste à cause d'une histoire de vengeance ou de rage ? Je ne sais rien moi, mais ce que je sais, c'est que tu dois vivre, oui tu dois le faire. "
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Aleksandre de Lierre
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MessageSujet: Re: Là où tout à commencé. PV.   Mer 29 Jan - 15:58


« Peut-être que tu as raison. » Aleksandre restait silencieux, suspendu à ses pensées, emporté par son élan de lucidité – ou du moins, ce qu'il appelait ainsi. Regrettait-il d'avoir brisé le silence de sa mission ? Savait-il intérieurement qu'il pouvait lui faire confiance, bien qu'il sache pertinemment que sa conception de l'existence était à des années lumières de la sienne ? L'enfant qu'il avait été vibrait en lui. Il n'avait jamais été autre qu'une ombre. Il avait grandi dans l'espoir d'un jour servir sa Maison, du moins, c'était ce qu'il avait cru – mais au fond, il avait servi son Maître, et cette nouvelle vision de sa vie l'éclairait enfin, il comprenait qu'il n'obéissait qu'à un seul homme et que celui-ci n'était plus ; il était, quelque part, émancipé de ses fonctions, mais son cœur criait vengeance. On lui avait arraché ce qu'il avait de plus cher ; pire que de s'être su orphelin, pire que la douleur d'avoir perdu un père ou une amante, c'était la disparition de tout ce en quoi il avait cru qui le faisait plonger. Il n'imaginait pas sa vie autrement. Chaque fois qu'il s'était senti défaillir, sa loyauté sans failles avait su lui donner la force de tenir. Il ne pouvait supporter l'idée de s'être vu usurper un rêve. Et si son propre Maître lui avait préféré son mentor ? Il effaça ces sombres pensées de son esprit. Cela n'aurait rien changé. Il aurait souffert, sûrement aurait-il considéré sa tâche comme faillie, ce serait-il donné la mort ? Il existait sûrement autrefois des guerriers voués entièrement à leur Maître au point de, déshonorés, attenter à leur propre vie. Sûrement aurait-il suivi leur voie. Se rendait-il compte qu'il réfléchissait comme un assassin de grand chemin ? Leur sang coulait dans ses veines, et c'était ce sang qui était à l'origine de tout.
Mais alors qu'il s'était égaré dans ses pensées, Ayla reprit, l'interpella : « Dis-moi Aleksandre ? Pourquoi tu veux faire ça ? Ça sert à quoi dis-moi ? Tu crois que tu trouveras la paix après cela ? » Il releva son regard sur elle. Un regard neutre, froid, car il s'attendait déjà à la suite, et qu'il savait déjà qu'elle allait lui déplaire. « Tu es naïf. Ce n'est pas comme ça que tu gagneras crois-moi. Tu t'es mis dans la tête que si l'autre ne meurt pas, alors c'est toi qui mourrait. Mais c'est idiot. Ridicule. Tu ne penses même pas aux autres qui t'entourent. Tu crois vraiment que je vais faire comme si rien n'avait existé ? Tu te mets les doigts dans l'oeil. Ça ne sera jamais ainsi. Tu crois vraiment que tu vas gagner ? Mais au contraire mon pauvre, tu es entrain de perdre, c'est lâche ce que tu fais. Tu crois vraiment que le tuer changement quelque chose ? Après ça se sera quoi ? Quelqu'un d'autre ? Tu en demanderas encore, toujours, tu attendras, tapis dans l'ombre, qu'une prochaine victime approche, et là, baaam ! Tu l'égorges. C'est vraiment comme ça que tu voyais ta vie ? Tuer les gens, un par un ? Tu ne comprends vraiment pas ? Regarde ! Le ciel, la terre, les arbres, la nature autours de toi, tu crois vraiment qu'on mérite tout ça ? Tu crois vraiment qu'on existe pour tuer ? Tu crois vraiment que ton chemin va s'arrêter comme ça ? Non. Je ne suis pas d'accord. Tu t'en fiches pas mal que ça me fasse quelque chose, puisque depuis le début tu me manipules, mais aujourd'hui je ne suis plus d'accord Aleksandre. Tu ne peux pas tout simplement, disparaitre comme ça, décider comme ça que tu tuerais quelqu'un, la tuer, et partir, ou te faire tuer. Non, c'est impossible. Rien de tout ça ne peut se faire, je ne veux pas. Après tout, mes mots ne comptent pas plus pour toi que le sifflement du vent, ou le murmure de l'eau. Mais écoute moi, juste. S'il te plaît. Cette personne que tu veux tuer, penses-tu un seul instant à son alentours ? Et si cette personne, avait des gens qui l'aiment ? Des enfants ? Des frères, des sœurs ? Non, on ne peut pas arracher quelqu'un à sa famille comme ça, c'est horrible de faire ça, d'arracher des enfants à leurs mère c'est horrible. » Les larmes montaient dans ses yeux. Le cœur d'Aleksandre, lui, restait de marbre. « Personne ne mérite de mourir ainsi, qui que se soit, même pas toi. Enlève toi cette idée de la tête, tu en es capable, rien n'est impossible. Aleksandre, je ne te demande pas de revenir avec moi, de me prendre à nouveau dans tes bras et de me susurrer des mots doux à l'oreille, non. Je te demande d'épargner cette vie, cette personne, elle ne mérite pas ça. Tu ne mérites pas non plus ça, tu as beaucoup trop d'importance dans ce monde pour mourir déjà, pour partir déjà. Ne doute jamais de ton importance ici, et si tu es persuadé que personne ne tiens assez à toi dans ce bas monde, détrompe-toi, il y a bien au moins une personne qui donnerait sa vie pour te sauver. Il faut juste que tu es l'audace d'être un plus mure, et d'ouvrir les yeux sur le monde qui t'entoure, peut-être que j'ai tord après tout, ça ne me dérangerait pas d'avoir tord, peut-être que je suis stupide, et là tu dois peut-être te demander pourquoi je te dis tous ça, tu comprendras seulement plus tard pourquoi j'ai fais tous ça, mais ce sera déjà trop tard je pense. Je ne sais pas si j'ai encore le courage, mais je te pris de l'avoir, tu es beau, jeune et tu as la vis devant toi, alors pourquoi la gâcher maintenant juste à cause d'une histoire de vengeance ou de rage ? Je ne sais rien moi, mais ce que je sais, c'est que tu dois vivre, oui tu dois le faire. »
Elle pouvait le traiter de gamin si ça lui chantait. Elle pouvait ne pas comprendre, il s'y attendait. Que savait-elle de lui ? C'était elle, qui était immature. Elle défendait sa cible comme si elle la connaissait, tout ça parce qu'elle se voyait à travers elle. Mais c'était idiot. Aleksandre se fichait bien de la vie des autres. Que savait-elle du fait que cette personne ou lui-même méritait ou non de mourir ? La vie devant lui ? Mais de quelle vie parlait-elle ? Une vie comme la sienne ? Il n'en voulait pas, non. Il ne respirait que pour remplir sa tâche. Ils n'avaient pas la même conception de la vie, tout simplement. Elle ne pouvait le convaincre, pas plus que lui ne le pouvait. Il soupira. Tout ce discours pour dire si peu en fin de compte. Comme si elle pouvait le détourner de sa mission, comme ça, en essayant de le prendre par les sentiments. Il avait été éduqué, formé pour ne pas se laisser toucher par ce genre de jérémiades. Il tenait à elle, oui, il ne pouvait plus le nier, mais il ne pouvait pas lui accorder raison pour tout et rien.
« Je ne me venge pas. » Répliqua-t-il alors, patiemment, imperturbable. « J'accomplis mon devoir. Je fais ce que je crois être juste, et cela me rend heureux. » Il se tût un instant... puis reprit, simplement : « Je me fiche bien de savoir que ma cible est aimée ou non. Je me fiche bien de l'être. Au moins une fois dans ma vie, j'agis par moi-même, et j'en assume l'entière responsabilité. Ce que je ferai après ? Qu'en sais-je ? Peu importe, après tout. Comment je voyais ma vie, dis-tu ? Tu dis que nous ne sommes pas faits pour tuer ? Toi, peut-être. Mais moi, je le sens. C'est ce pour quoi je suis né. Et c'est comme ça que je veux mourir. C'est mon choix. Je ne te demande pas de l'accepter, ni même de l'approuver. Mais pour une fois que je me livre à toi, pour une fois que je te montre que je tiens assez à toi pour te révéler une mission dont je n'ai pas parlé à qui que ce soit, pas même à mon père, je te demande simplement d'en rester là. De ne pas essayer de m'arrêter. »

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Aleksandre de Lierre

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MessageSujet: Re: Là où tout à commencé. PV.   Sam 1 Fév - 15:13

« D'accord. »
Se fut son seul mot pour le moment. Elle comprit qu'elle ne pourrait pas le faire changer d'avis, dès l'instant où il avait commencé son discours à lui. Peut-être le connaissait-elle mal après tout. Peut - être qu'elle avait rêvée cet innocence à un moment donné dans leurs "union", si on peu appelait ça ainsi. Elle resta un moment ainsi, sans rien dire, juste, elle réfléchissait. Dans sa tête elle répétait ;d'accord, d'accord, d'accord. Que dire d'autre après tout ? Elle était touchée qu'il décide de se confier à elle, mais elle aurait certainement préférée qu'il ne dise rien, le savoir en danger n'arrangeait rien à sa situation. Ce qui lui faisait le plus mal, c'était qu'il s'en fichait éperdument de ce que pouvait ressentir ceux qui l'aimait, comme elle par exemple. A quoi s'attendait-elle en disant tout cela ? Elle sentait qu'elle perdait pieds, mais elle se refusait à montrer ses faiblesses devant l'Autre. Elle évitait son regard à présent, s'attardant sur des détails comme ses lacets de chaussures, ou sa façon de s'habiller. C'était drôle de voir à quel point les Maisons pouvaient être différents des unes, des autres, de leurs façons de se vêtir jusqu'à celle de se battre, ou même chasser. Chacun avait acquis ses propres atouts et désavantages. Vivant ainsi depuis des siècles certainement. Elle aurait bien voulu être la personne qui changerait le monde à tout jamais, elle avait toujours voulu que les choses changes. La routine habituelle, ça, elle n'aimait pas. Elle scrutait la forêt, un geai aux ailes bleutées chantait au dessus d'une branche, elle écouta la mélodie apaisante du petit oiseau, reconnaissant presque l'air qu'il sifflotait. Elle se posa dans l'herbe, détendu. Oubliant soudain ses problèmes avec le jeune homme, elle l'invita à s'asseoir puis dit d'un voix.
« Très bien, fais ce que tu veux, je comprends, ça doit être important pour toi j'imagine ! Si tu as besoin de mon aide, même si je pense être la dernière personne à qui tu viendrais en demander, sache que je suis là. Elle marqua un pose, fixant un point invisible devant elle. Tu trouves pas que l'air que chante ce geai ressemble à une chanson que les mères chantonne souvent à leurs nouveau-nés ? »
Elle poussa une mèche rebelle de son visage d'un mouvement désinvolte. Puis elle plongea ses doigts dans l'herbes, les enfonçant presque dans la terre, lorsqu'elle retira ses doigts, elle remarqua de la boue sous ses ongles, et fronça légèrement des sourcils. Elle attendait patiemment sa réponse. Ne sachant plus quoi faire, elle tendit son arc dans un direction, et lâcha une flèche, dans le vide, celle ci se plongea en plein milieu d'un tronc. Elle calcula la distance et la vitesse qu'avait prit sa flèche pour en arriver là, puis se leva et alla la chercher. Elle réessaya une seconde fois, cette fois avec une idée bien tête. La flèche percuta en plein fouet dans le ventre d'un écureuil un peu trop curieux. Elle esquissa un sourire, pile à l'endroit où elle avait visait, elle ramassa le petit animal, caché entre les buissons puis le ramena près du jeune homme, elle le regarda un moment.
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Aleksandre de Lierre
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MessageSujet: Re: Là où tout à commencé. PV.   Sam 1 Fév - 15:44


« D'accord. » Ce fut sa seule réponse. Aleksandre, surpris, resta suspendu à ce simple mot. Il n'aurait su dire exactement ce qu'il ressentait à cet instant. Il n'avait guère apprécié le discours de la jeune femme, mais peut-être était-il trop buté, peut-être n'arrivait-il pas à voir au-delà des mots. Peut-être avait-il tort de la croire immature et égoïste. Il l'était sûrement bien plus qu'elle. Mais qu'y pouvait-il ? En fin de compte. Il lui dévoilait la vérité, une dernière fois. Leurs derniers instants, peut-être. Sûrement. Elle avait lâché prise, et il lui sembla l'espace d'un instant retrouver celle qui l'avait intriguée, au tout début, celle qui avait su entrer en son coeur, enjamber les murs. Voyait-il véritablement Crime à travers elle ? Il savait désormais qu'elles n'avaient rien à voir l'une avec l'autre. Crime n'avait jamais cherché à le changer. Crime n'avait jamais pleuré pour lui. Crime était partie. La Maison de l'Ombre n'était plus qu'une illusion à ses yeux. La seule chose qui le retenait encore, c'était sa mission, son devoir. Et c'était déjà beaucoup trop. Il comprit à cet instant précis que même s'il n'arrêterait son crime pour rien au monde, il n'était pas sûr de vouloir en rester là. Ce fut à cet instant qu'Ayla décida de s'asseoir, et l'invita à venir la rejoindre. Aleksandre eut un moment de doute. Partir, la laisser ? Il ne put s'y résoudre, malgré tout. Il lui devait bien cela. Il prit place près d'elle. Il sentait sa présence, à nouveau proche, et c'était étrange, aussi étrange que des adieux. Il ne se sentait plus si bien que cela. Il se sentait morose. Comme endeuillé.
« Très bien, fais ce que tu veux, je comprends, ça doit être important pour toi j'imagine ! Si tu as besoin de mon aide, même si je pense être la dernière personne à qui tu viendrais en demander, sache que je suis là. » Avait-elle perdu l'esprit ? Elle qui n'arrivait pas à le comprendre, elle qui voyait l'assassinat comme quelque chose d'horrible, pourquoi disait-elle cela ? Aleksandre tourna la tête vers elle. Il la regarda. Si proche et pourtant si lointaine. Acceptait-elle véritablement cela ? Acceptait-elle véritablement d'être aux côtés d'un assassin ? En était-elle capable, pour lui ? Un avenir était-il possible ? Trop de questions... il baissa les yeux. Pourquoi songer à l'avenir, tout d'un coup ? « Tu trouves pas que l'air que chante ce geai ressemble à une chanson que les mères chantonnent souvent à leurs nouveau-nés ? » Aleksandre releva la tête. Il n'avait jusqu'alors rien entendu. Alors il écouta. Simplement. Sa mère ne lui avait jamais rien chanté. Il était né orphelin ; ce n'était que plus tard qu'il avait eu un père, quant à elle... elle, elle était morte avant même qu'il ne puisse la retrouver. Mais il écouta tout de même. Et il essaya d'imaginer. Il essaya de s'imaginer bébé. Il essaya d'imaginer, de dessiner les traits de sa mère, des traits imaginaires. Pourquoi est-ce que des fantômes pouvaient-ils faire mal ? Cela n'avait aucun sens. Il n'eut aucune réaction lorsqu'Ayla décocha une flèche, puis deux. La deuxième fois, elle revint, ramenant un écureuil malchanceux. Puis elle le regarda. Lui. Muré dans son silence. Il cligna des yeux. « Je ne sais pas. » Murmura-t-il enfin, d'une voix qui avait perdu tout son éclat. Il ne savait pas, non. L'amour, la famille. Il s'en était prémuni, longtemps. Mais cela faisait donc toujours aussi mal. Ironie. « Merci. » Il l'avait prononcé comme on énonce une prière. Il n'était pas sûr qu'elle l'avait véritablement pardonné, et il n'était pas sûr de pouvoir un jour se pardonner. « Tout s'est passé si vite avec toi. Et pourtant, j'ai l'impression de te connaître depuis longtemps. » Pourquoi disait-il cela ? Qu'est-ce qu'il lui prenait ? Il ne savait pas. Il parlait, c'était tout, comme s'il se parlait à lui-même, comme si enfin il décidait de faire tomber le masque - après tout, s'il mourrait demain, autant que tout soit dit, non ?... « En fin de compte, nous ne savons pas grand-chose l'un de l'autre. Lorsque je suis né, ma mère m'a cru mort et m'a laissé. Je ne dois la vie qu'au hasard. Elle et mon père n'avaient jamais réussi à s'avouer leur amour, il ne savait même pas qu'elle attendait des enfants. Ce n'est que des années plus tard que j'ai découvert qui il était. J'ai grandi tel un orphelin, élevé par ma Maison. Je lui étais reconnaissant. Elle était ma famille. Mais tout est différent à présent. Peut-être me suis-je trompé. Peut-être avais-tu raison. » Il se tût, l'espace d'un instant... puis enfin, reprit : « Si je survivais, est-ce que tu accepterais de me revoir ? » Il ne pouvait rien lui promettre. Simplement... il voulait savoir. Comme ça.

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Aleksandre de Lierre

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MessageSujet: Re: Là où tout à commencé. PV.   Mar 11 Fév - 21:46

Ayla & Aleksandre.
L'histoire n'est-elle pas encore fini ?

Soudain, tout s'écroula dans son esprit. Pleins de miettes, partout, par là, par ici. Tout s'était déroulé si vite. D'abord il avait dit qu'il ne savait pas, peut-être que les chants étaient différents en fonction des Maisons ? Ayla n'avait jamais eu droit à ce genre de chant durant son enfance étant donné qu'elle avait été fille d'une esclave. Elle n'avait jamais eu droit au tendresse d'une véritable mère, tous ce qu'elle avait eu, c'était la haine des jeunes mères, obligées à me nourrir, moi, ma sœur et mon frère. Il lui murmurait merci, enfin il l'avait dit tellement bas, de façon si énigmatique, qu'elle jugeait que c'était certainement un murmure, elle n'avait pas compris le sens de son mot. Puis, comme si elle n'était plus Ayla, la fille qu'il avait prêté serment de ne plus revoir, il lui raconta son passé. Elle l'écouta attentivement, tendant l'oreille, silencieuse. Sa voix faisait écho dans la forêt. Elle admira sa beauté, ses beaux yeux verts qui l'avaient charmé plus d'une fois autrefois, ses mèches noires et rebelles, son corps souple. Il était beau. Soudain, une phrase attira son attention "Peut-être avais - tu raison. " Qu'est - ce qui avait bien pu lui faire changer d'avis en si peu de temps ? Était - il la victime d'un trouble psychologique ? Elle ne comprenait plus très bien la situation et prit se regard d'enfant ignorant qu'elle prenait chaque fois que quelque chose la troublait, et ce regard, il le connaissait sans nul doute, elle l'avait regardée tant de fois de cette façon que ça devait le perturber encore plus qu'il ne l'était déjà. Enfin bon, Ayla ajouta son commentaire sur le compte de la folie, de la fatigue, parce que pour prévoir de tuer quelqu'un, il fallait élaborer des plans stratégique et donc, se priver de sommeil. Il hocha des épaules dans un mouvement d'incompréhension puis écarquilla les yeux lorsqu'il ajouta. " Si je survivais, est - ce que tu accepterais de me revoir ? " C'est à ce moment là que tout commença à se bousculer dans sa tête.

Une grimace terrifiée se dessina sur son visage, elle se crispa près de lui, tournant brusquement la tête, et fixant droit devant elle. Elle serra la mâchoire. Se moque - t - il de moi ? Songea - t - elle inquiète. Pourtant, lorsqu'elle tourna légèrement du regard en sa direction il ne semblait nullement arrogant ou moqueur, c'était tout le contraire, il avait l'air vraiment sérieux. Mais pourquoi ? Pourquoi avoir fait tous ça si c'était pour me faire ça ensuite ? Je ne comprends pas ? Tu crois vraiment que je suis prête à souffrir une deuxième fois ? Elle plongea ses yeux dans les siens, réfléchissant sérieusement à ce qu'elle allait faire. Oh Aleksandre.. Jamais je ne pourrais rien te refuser, je t'aime trop, je ne veux pas que tu meures, je ne veux pas que tu partes, je t'en supplies reste avec moi, allez.. Pourtant aucun mot ne sortis de sa bouche, c'était un dilemme profond. D'un côté sa raison et de l'autre son cœur. Qui fallait-il écouter ? L'un lui disait " C'est qu'un sale con, il t'a fait souffrir, il a joué avec toi, et tu veux le laisser une seconde chance de se rattraper, ne soit pas idiote !", l'autre disait. " Mais tu l'aimes avoue le ! Ca sert à quoi de vivre si ce n'est pas avec ceux que tu aimes, dit moi ? " De toute façon la vie ne vaut plus la peine d'être vécu. Elle regardait le sol, comme hypnotisé par l'herbe verte. Puis soudain, elle dit d'une voix neutre. « Moi aussi j'ai été orpheline, ou presque. Ma mère, un esclave de nobles m'a abandonné à mon père lorsque je n'étais pas plus haute que trois pommes, je sais qu'il aurait voulu bien faire son rôle de père, mais ses obligations de la Maison l'en empêchait à chaque fois. Donc, j'ai été élevé dans la mauvaise grâce des Mères porteuse et allaitante, sous leurs regards méprisants, tout ça parce que je n'étais pas comme eux, que je n'étais pas d'ici. Je serrais les dents, encore sous la rage de ce souvenir. Alors j'ai suivit les quelques conseils que me donner mon père de temps en temps, il me disait souvent que c'était ma mère qui lui disait toujours ça, il me répétait "Aime ton prochain.", "Souris tout le temps, même quand tu es malheureuse." alors j'ai suivit ses conseils, je suis restée dans ma naïveté d'enfant pendant longtemps, préférant fermer les yeux sur la cruauté du monde, je me refusais à voir la réalité en face. J'ai grandit dans la joie, avec mon frère et ma sœur. Je les aimes tellement si tu savais. Toute ma vie était presque comme un compte de fée, j'avais beau n'avoir quasiment jamais connu ma mère et perdu mon père peu de temps après ma nomination à mon nouveau grade, j'étais heureuse. Elle marqua une longue pause. Puis tu es arrivé dans ma vie. Tu as semé le désordre et la panique, j'en venais à me demander quel était le sens vrai de la vie, j'ai alors vu la cruauté, le manque de quelqu'un, ce sentiment d'abandon, de solitude. Je suis devenue quelqu'un d'autre, plus ferme, moins souriante, plus courageuse, tu as chamboulé ma vie. Elle regarda un moment, il pouvait encore partir si ça ne lui plaisait pas. Puis enfin, elle répondit à sa question. Si tu survis, on pourra se revoir.  » Ses yeux se mirent à briller, baignés de larmes, elle se demandait seulement si elle pourrait le revoir. C'était peut-être la dernière fois ? Leur dernière journée ensemble ? Alors que faire ? Profiter au maximum ? Faire toute les choses qu'ils n'avaient pas faites ? Elle se pencha prudemment vers lui, et d'un mouvement pleins de douceur, posa sur ses lèvres, un baiser tendre et amoureux. Celui pour dire "Adieu", celui pour dire "A bientôt", celui pour dire "J'ai envie de toi", celui pour dire, "Je t'aime."
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MessageSujet: Re: Là où tout à commencé. PV.   Mar 8 Avr - 20:41


En fin de compte, c'était peut-être ça, la magie de l'amour. Il vous tombe dessus, on ne sait pas trop pourquoi. Le rejeter, rester dans ses rangs, ou bien le laisser vous happer, quel choix cornélien ! Aleksandre ne savait plus réellement ce qu'il disait, si cela avait un sens, il n'aurait pas su s'avouer lui-même qu'il pouvait avoir des sentiments – et pourtant, il ne pouvait les nier. Ce n'était pas qu'une simple attirance physique comme il l'avait prétexté pour mieux la fuir, ce n'était pas un masque pour lui faire oublier que son premier amour était parti, non, Ayla était bien différente de sa Criminelle, elle avait le don de tantôt l'agacer, tantôt l'apaiser. Il ne savait pas pourquoi il l'aimait. Il ne savait pas vraiment ce qu'il lui trouvait. Elle était belle, oui. Mais elle était tellement à des lieues de son état d'esprit. Ils étaient opposés, le jour et la nuit. Elle aimait la vie, lui épousait la mort. Tous deux étaient là, côtes à côtes, et il savait que, malgré qu'elle ait relâché la tension, ses dernières paroles n'avaient pas eu l'effet escompté – c'est-à-dire, pas grand-chose. Il comprit naturellement son courroux, et le laissa couler, le regard dans le vague. Elle pouvait le frapper, le rejeter. Il se contenterait de partir, silencieux, d'accomplir sa mission. Il n'aurait pas eu de regrets, au moins. Il aurait arrêté de mentir, de se voiler la face. L'assassin attendit donc le jugement de sa dame. C'était étrange, comme il n'y avait qu'un pas entre l'amour et la haine. Comme tout cela semblait absurde. Jamais on ne lui avait appris cela. Jamais on ne l'avait prévenu de ce genre de choses. Jamais on ne lui avait dit qu'un jour, il partirait pour tuer son propre chef, qu'il sacrifierait sa vie à cette juste cause et qu'en prime, il devrait, avant de s'exécuter, admettre enfin pour la première fois de son existence ses faiblesses. Les dévoiler. Ainsi.
La voix de Ayla s'éleva à nouveau : « Moi aussi j'ai été orpheline, ou presque. Ma mère, un esclave de nobles m'a abandonné à mon père lorsque je n'étais pas plus haute que trois pommes, je sais qu'il aurait voulu bien faire son rôle de père, mais ses obligations de la Maison l'en empêchait à chaque fois. Donc, j'ai été élevé dans la mauvaise grâce des Mères porteuse et allaitante, sous leurs regards méprisants, tout ça parce que je n'étais pas comme eux, que je n'étais pas d'ici. Je serrais les dents, encore sous la rage de ce souvenir. Alors j'ai suivit les quelques conseils que me donner mon père de temps en temps, il me disait souvent que c'était ma mère qui lui disait toujours ça, il me répétait "Aime ton prochain.", "Souris tout le temps, même quand tu es malheureuse." alors j'ai suivit ses conseils, je suis restée dans ma naïveté d'enfant pendant longtemps, préférant fermer les yeux sur la cruauté du monde, je me refusais à voir la réalité en face. J'ai grandi dans la joie, avec mon frère et ma sœur. Je les aimes tellement si tu savais. Toute ma vie était presque comme un conte de fée, j'avais beau n'avoir quasiment jamais connu ma mère et perdu mon père peu de temps après ma nomination à mon nouveau grade, j'étais heureuse. » Il y eut un silence. « Puis tu es arrivé dans ma vie. Tu as semé le désordre et la panique, j'en venais à me demander quel était le sens vrai de la vie, j'ai alors vu la cruauté, le manque de quelqu'un, ce sentiment d'abandon, de solitude. Je suis devenue quelqu'un d'autre, plus ferme, moins souriante, plus courageuse, tu as chamboulé ma vie. » Aleksandre resta silencieux. Il n'y avait rien à dire de toute façon. Il avait conscience des souffrances qu'il avait fait endurer à la jeune femme. Plus encore à présent, il est vrai. Il ne pensait pas avoir eu un tel impact dans sa vie. Peut-être aurait-il mieux fait de ne rien dire. Peut-être aurait-il mieux fait de partir, sans se retourner.
« Si tu survis, on pourra se revoir. » L'espace d'un instant, le temps lui sembla s'arrêter. Il n'eut d'abord aucune réaction, tant cette phrase ne semblait pas cohérente avec le reste de son discours. Puis enfin, il tourna la tête vers elle. Et son regard croisa le sien. Dans ses yeux perlaient des larmes. Tout son corps fut inondé d'une étrange onde de chaleur. Et, lorsqu'elle se pencha sur lui, il la laissa faire, ne pouvant observer autre chose qu'elle – et seulement elle. Un contact. Ses lèvres. Douces et chaudes, tout contre les siennes. Cela ressemblait à une caresse. Il se sentit dans le même état qu'il avait été, lors de ce qu'il avait appelé son « dérapage », lorsqu'il l'avait touchée pour la première fois ; mais il se sentait cette fois-ci beaucoup moins torturé, comme s'il comprenait enfin qu'il n'avait rien à perdre. Et c'était le cas. Il avait tout à gagner. Alors sa main vint caresser les cheveux d'Ayla, et il prolongea ce baiser, les yeux clos. Des secondes infinies. Lorsqu'il détacha ses lèvres des siennes, ce fut pour poser son front contre le sien, et la prendre doucement dans ses bras, comme si ç'eut été la première fois. La première fois, oui. « Je reviendrai alors. Je reviendrai pour toi. » Il ne mentait pas. Il le pensait, du plus profond de son être. Il n'allait plus feindre. Il n'allait plus faire semblant. Il voulait qu'elle le sache. Il ne jouait pas avec elle. Il allait revenir, et ils allaient tout recommencer ensemble. Je ne te ferai plus jamais de mal, je te le promets... Ce sera la dernière fois. La dernière fois que je serais loin de toi, la dernière fois que je ferai quelque chose qui te déplaît. Aleksandre sourit. Un sourire amer. Qui aurait cru qu'un tel revirement de situation se produirait !... Oh, tant pis s'il était faible. Tant pis. Il ne regrettait pas de s'être encore laissé tenter, et il était prêt à assumer ses actes jusqu'au bout cette fois-ci. Ce fut donc lentement et silencieusement que l'assassin se détacha de son aimée. Il se glissa telle une ombre dans les fourrés. Imperceptible. Il partit, mais une partie de lui-même était encore là, présente, tout auprès d'elle. Il partit comme il était venu ; comme s'il n'était jamais arrivé. Il partit, prêt à accomplir son étrange mission, prêt à vivre, enfin. Pleinement. Vivre, ou mourir.

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MessageSujet: Re: Là où tout à commencé. PV.   Lun 12 Mai - 19:00

( c'est juste parfait, j'adore, alors c'est la fin du RP ou je réponds une dernière fois?)
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MessageSujet: Re: Là où tout à commencé. PV.   Lun 12 Mai - 20:34


(C'est comme tu le sens <3)

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MessageSujet: Re: Là où tout à commencé. PV.   Dim 18 Mai - 21:33

(j'préfère laisser en suspend comme ça :D ça fait une fin plus tragique mouhaha, on s'en refera un, hein ? :3 )
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MessageSujet: Re: Là où tout à commencé. PV.   Jeu 22 Mai - 18:54


(avec plaisir, promis *w*)

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